Le coût de revient examen capacité de transport est une notion essentielle à maîtriser pour réussir l’épreuve de gestion.
Ce cours vous apprend à distinguer les différentes charges, à construire un tableau de coût de revient, à utiliser les formules monôme, binôme et trinôme, à fixer un prix de vente et à calculer le seuil de rentabilité d’une entreprise de transport.
À l’examen, cette partie peut représenter un nombre important de points dans l’épreuve rédigée. Dans la vie professionnelle, elle permet surtout d’éviter d’accepter des prestations qui feraient perdre de l’argent à l’entreprise.
Introduction
Le coût de revient dans le transport routier correspond au coût réel supporté par l’entreprise pour réaliser une prestation de transport.
Il permet notamment de savoir combien coûte :
- un kilomètre parcouru ;
- une journée d’exploitation ;
- l’utilisation d’un véhicule ;
- l’emploi d’un conducteur ;
- une opération de transport complète.
À l’examen de capacité de transport, les calculs de coût de revient occupent régulièrement une place importante dans la partie rédigée. Plusieurs questions peuvent dépendre directement de la bonne classification des charges et de la maîtrise des formules.
Dans la vie professionnelle, ce calcul est tout aussi essentiel. Une entreprise peut réaliser un chiffre d’affaires important et pourtant perdre de l’argent si les prix facturés ne couvrent pas toutes ses charges.
Le chef d’entreprise doit donc connaître son coût de revient avant :
- d’accepter un contrat ;
- de répondre à un appel d’offres ;
- de fixer un tarif ;
- d’acheter ou de louer un véhicule ;
- de recruter un conducteur ;
- de développer une nouvelle activité.
1. Pourquoi le coût de revient est-il important à l’examen capacité de transport et dans l’entreprise ?
Le coût de revient est un véritable outil de décision.
Il permet notamment de :
- déterminer un prix de vente cohérent ;
- accepter ou refuser un contrat ;
- répondre à un appel d’offres ;
- comparer plusieurs véhicules ;
- comparer plusieurs organisations de transport ;
- mesurer la rentabilité d’un client ou d’une tournée ;
- calculer une marge ;
- préparer un budget prévisionnel ;
- vérifier après une prestation si la rentabilité attendue a été obtenue.
Prenons un exemple simple.
Un client propose de payer une prestation 1,55 euro par kilomètre. Après calcul, l’entreprise constate que son coût de revient est de 1,60 euro par kilomètre.
Dans cette situation, l’entreprise perd déjà 0,05 euro à chaque kilomètre parcouru, avant même de dégager une marge.
À retenir : un prix de vente ne doit pas être choisi uniquement en regardant les tarifs des concurrents. Il doit au minimum couvrir le coût réel de la prestation.
2. Quelle différence entre le rôle du comptable et celui du chef d’entreprise ?
Le comptable et le chef d’entreprise utilisent des informations financières, mais ils n’ont pas exactement le même rôle.
Le comptable enregistre et explique le passé
Le comptable travaille notamment à partir :
- des factures clients ;
- des factures fournisseurs ;
- des relevés bancaires ;
- des mouvements de caisse ;
- des contrats ;
- des bulletins de salaire ;
- des justificatifs de dépenses.
Grâce à ces documents, il établit les principaux états financiers de l’entreprise, notamment :
- le bilan ;
- le compte de résultat ;
- les documents comptables annuels.
Le compte de résultat permet notamment de mesurer la rentabilité de l’entreprise sur une période.
Le bilan présente la situation patrimoniale et financière de l’entreprise à une date précise.
Le chef d’entreprise prépare l’avenir
Le dirigeant n’a pas besoin d’être expert-comptable. Il doit néanmoins comprendre les principaux chiffres afin de piloter son entreprise.
Il doit notamment :
- fixer des objectifs ;
- définir une politique tarifaire ;
- organiser les moyens humains et matériels ;
- suivre les indicateurs de performance ;
- négocier les contrats ;
- répondre aux appels d’offres ;
- anticiper les besoins de trésorerie ;
- décider d’investir ou non dans un véhicule ;
- identifier les prestations rentables ;
- corriger les activités qui font perdre de l’argent.
Différence essentielle : la comptabilité décrit principalement ce qui s’est déjà passé, tandis que la gestion permet de décider ce que l’entreprise doit faire dans l’avenir.
3. Qu’est-ce que le coût de revient dans le transport routier ?
Le coût de revient est la somme de toutes les charges supportées par l’entreprise pour réaliser une prestation.
Coût de revient = total des charges nécessaires à la réalisation de la prestation
Le coût de revient peut être prévisionnel ou constaté.
Le coût de revient prévisionnel
Il est calculé avant de réaliser la prestation.
Il permet notamment :
- de préparer un projet ;
- de construire un tarif ;
- de vérifier la rentabilité d’un contrat ;
- d’établir un prévisionnel ;
- de préparer la création de l’entreprise.
Le coût de revient constaté
Il est calculé après la réalisation de la prestation, à partir des dépenses réellement engagées.
Il permet de comparer :
- les prévisions ;
- les coûts réellement supportés ;
- le résultat obtenu ;
- la marge réellement dégagée.
Cette comparaison aide le chef d’entreprise à améliorer ses futurs calculs et à corriger ses tarifs si nécessaire.
4. Comment distinguer les charges variables et les charges fixes ?
La première difficulté d’un exercice de coût de revient consiste à classer correctement chaque charge.
Une erreur de colonne peut entraîner une erreur dans tout le reste du calcul.
Pour simplifier la méthode, les charges sont généralement réparties en quatre catégories :
- les charges variables, appelées CV ;
- les charges fixes du véhicule, appelées Q1 ;
- les charges communes ou charges de structure, appelées Q2 ;
- les charges fixes du conducteur, appelées Q3.
Les charges variables : CV
Les charges variables évoluent principalement avec le kilométrage ou l’intensité de l’exploitation.
Plus le véhicule roule, plus ces dépenses augmentent.
On peut notamment classer dans les charges variables :
- le carburant ;
- les lubrifiants ;
- les pneumatiques ;
- l’entretien lié à l’utilisation ;
- les réparations ;
- les pièces détachées ;
- les péages ;
- certaines dépenses directement proportionnelles au nombre de kilomètres parcourus.
Le carburant constitue généralement l’une des principales charges variables d’une entreprise de transport.
Les charges fixes du véhicule : Q1
Les charges fixes du véhicule sont directement liées au véhicule, mais elles ne varient pas proportionnellement au nombre de kilomètres parcourus sur la période.
On peut notamment y trouver :
- l’amortissement du véhicule ;
- le loyer du crédit-bail ;
- la location du véhicule ;
- les intérêts d’emprunt liés au véhicule ;
- l’assurance du véhicule ;
- l’assurance des marchandises ;
- le contrôle technique ;
- certaines taxes et dépenses périodiques liées au véhicule.
Que le véhicule parcoure peu ou beaucoup de kilomètres, ces dépenses doivent généralement être payées.
Les charges communes ou charges de structure : Q2
Les charges communes concernent l’entreprise dans son ensemble.
Elles ne peuvent pas toujours être rattachées directement à un seul véhicule.
On peut notamment y trouver :
- le loyer des bureaux ;
- le loyer du dépôt ;
- l’eau ;
- le gaz ;
- l’électricité ;
- le téléphone ;
- les abonnements ;
- les fournitures de bureau ;
- les honoraires ;
- la publicité ;
- l’assurance responsabilité civile ;
- le salaire de la secrétaire ;
- les charges du personnel administratif ;
- l’amortissement du matériel autre que les véhicules.
Lorsqu’une entreprise exploite plusieurs véhicules, ces charges doivent parfois être réparties entre eux à l’aide d’une clé de répartition.
Les charges fixes du conducteur : Q3
Les charges fixes du conducteur comprennent notamment :
- le salaire du conducteur ;
- les charges sociales ;
- les indemnités de déplacement ;
- les frais de repas ;
- les autres coûts directement liés au conducteur.
Charges directes et charges indirectes
Les charges variables, les charges fixes du véhicule et les charges du conducteur sont généralement considérées comme des charges directes, car elles sont directement liées à l’exploitation.
Les charges communes sont généralement des charges indirectes, car elles concernent l’ensemble de la structure.
5. Comment construire le tableau de coût de revient ?
Pour limiter les risques d’erreur, il est conseillé de toujours construire le tableau dans le même ordre :
| CV | Q1 | Q2 | Q3 |
Cela correspond à :
- CV : charges variables ;
- Q1 : charges fixes du véhicule ;
- Q2 : charges communes ou charges de structure ;
- Q3 : charges fixes du conducteur.
Chaque dépense mentionnée dans le sujet doit être placée dans l’une de ces quatre colonnes.
Ensuite, il faut :
- totaliser chaque colonne ;
- vérifier le nombre de kilomètres ;
- vérifier le nombre de jours ou d’heures ;
- identifier la formule demandée ;
- vérifier l’unité attendue ;
- effectuer le calcul.
Conseil pour l’examen : ne commencez pas immédiatement par appliquer une formule. Classez d’abord toutes les charges dans le tableau.
Sauf indication contraire, les exercices de gestion utilisent généralement des montants hors taxes.
Il faut donc éviter de mélanger des données HT et TTC.
6. Comment calculer le coût de revient avec les formules monôme, binôme et trinôme ?
À l’examen de capacité de transport, le coût de revient peut être demandé sous plusieurs formes.
Les trois principales sont :
- le monôme ;
- le binôme ;
- le trinôme.
La formule monôme
Le monôme donne une seule réponse.
Il s’agit souvent d’un coût total en euros par kilomètre.
Monôme = CV + Q1 + Q2 + Q3, le tout divisé par le nombre de kilomètres
Autrement dit :
Monôme = total de toutes les charges ÷ nombre de kilomètres
La réponse s’exprime généralement en :
euros par kilomètre
La formule binôme
Le binôme donne deux réponses.
La première correspond aux charges variables par kilomètre.
La deuxième correspond aux charges fixes rapportées à une unité de temps.
Premier terme = CV ÷ nombre de kilomètres
Deuxième terme = Q1 + Q2 + Q3, le tout divisé par l’unité de temps
L’unité de temps peut être :
- la journée ;
- l’heure ;
- la semaine ;
- le mois ;
- toute autre unité demandée dans le sujet.
La réponse peut donc se présenter ainsi :
0,45 euro par kilomètre + 350 euros par jour
La formule trinôme
Le trinôme donne trois réponses.
Il permet de séparer les charges du conducteur des autres charges fixes.
Premier terme = CV ÷ nombre de kilomètres
Deuxième terme = Q1 + Q2, le tout divisé par l’unité de temps
Troisième terme = Q3 ÷ unité de temps
La réponse peut donc se présenter ainsi :
0,45 euro par kilomètre + 240 euros par jour pour le véhicule et la structure + 110 euros par jour pour le conducteur
Cette formule est notamment utile lorsqu’une prestation peut être organisée avec ou sans conducteur, ou lorsqu’il faut distinguer les coûts du véhicule de ceux du personnel.
7. Exemple complet de calcul du coût de revient (examen capacité de transport)
Nous disposons des données annuelles suivantes :
- charges variables, CV : 31 500 euros ;
- charges fixes du véhicule, Q1 : 34 800 euros ;
- charges communes, Q2 : 18 000 euros ;
- charges fixes du conducteur, Q3 : 24 200 euros ;
- kilométrage annuel : 70 000 kilomètres ;
- nombre de jours travaillés : 220 jours.
Calcul avec la formule monôme
On additionne toutes les charges :
31 500 + 34 800 + 18 000 + 24 200 = 108 500 euros
On divise ensuite par le kilométrage annuel :
108 500 ÷ 70 000 = 1,55
Le coût de revient est donc de :
1,55 euro par kilomètre
Calcul avec la formule binôme
Premier terme :
31 500 ÷ 70 000 = 0,45
Les charges variables représentent donc :
0,45 euro par kilomètre
Deuxième terme :
34 800 + 18 000 + 24 200 = 77 000 euros
77 000 ÷ 220 = 350 euros
Le coût binôme est donc de :
0,45 euro par kilomètre + 350 euros par jour
Calcul avec la formule trinôme
Premier terme :
31 500 ÷ 70 000 = 0,45
Les charges variables représentent :
0,45 euro par kilomètre
Deuxième terme :
34 800 + 18 000 = 52 800 euros
52 800 ÷ 220 = 240 euros
Les charges fixes du véhicule et de la structure représentent :
240 euros par jour
Troisième terme :
24 200 ÷ 220 = 110 euros
Les charges du conducteur représentent :
110 euros par jour
Le coût trinôme est donc de :
0,45 euro par kilomètre + 240 euros par jour + 110 euros par jour
On peut vérifier le résultat :
240 + 110 = 350 euros par jour
On retrouve bien le montant du deuxième terme de la formule binôme.
8. Comment passer du coût de revient au prix de vente ?
Le coût de revient ne correspond pas au prix facturé au client.
Pour déterminer un prix de vente, l’entreprise doit généralement ajouter une marge.
Le prix de vente peut être déterminé à partir :
- du coût de revient ;
- des prix pratiqués sur le marché ;
- de la demande du client ;
- d’une stratégie commerciale ;
- du niveau de service proposé.
La méthode la plus sécurisante consiste toutefois à partir du coût de revient.
Calcul d’une marge sur le coût de revient
La formule est :
Prix de vente = coût de revient × 1 + taux de marge
Prenons un coût de revient de 1,55 euro par kilomètre et une marge de 22,5 %.
1,55 × 1,225 = 1,89875
Le prix de vente sera donc d’environ :
1,90 euro par kilomètre
Calcul d’une marge sur le prix de vente
La formule est différente :
Prix de vente = coût de revient ÷ (1 – taux de marge)
Avec un coût de revient de 1,55 euro et une marge de 22,5 % calculée sur le prix de vente :
1,55 ÷ 0,775 = 2
Le prix de vente sera donc de :
2 euros par kilomètre
Attention : une marge calculée sur le coût de revient et une marge calculée sur le prix de vente ne donnent pas le même résultat.
9. Comment calculer le seuil de rentabilité ?
Le seuil de rentabilité correspond au niveau d’activité à partir duquel l’entreprise couvre l’ensemble de ses charges.
En dessous du seuil de rentabilité, l’entreprise réalise une perte.
Au niveau du seuil de rentabilité, le résultat est égal à zéro.
Au-dessus du seuil de rentabilité, l’entreprise commence à réaliser un bénéfice.
Première étape : calculer la marge sur coût variable
La formule est :
Marge sur coût variable = chiffre d’affaires – charges variables
Prenons un chiffre d’affaires de 140 000 euros et des charges variables de 31 500 euros.
140 000 – 31 500 = 108 500
La marge sur coût variable est donc de :
108 500 euros
Deuxième étape : calculer le coefficient de seuil
Il faut additionner les charges fixes :
34 800 + 18 000 + 24 200 = 77 000 euros
La formule est ensuite :
Coefficient = charges fixes totales ÷ marge sur coût variable
77 000 ÷ 108 500 = 0,709677 environ
Ce coefficient peut ensuite être appliqué à différentes unités.
Seuil de rentabilité en kilomètres
0,709677 × 70 000 = 49 677 kilomètres environ
L’entreprise commence donc à couvrir toutes ses charges à partir d’environ :
49 677 kilomètres
Seuil de rentabilité en chiffre d’affaires
0,709677 × 140 000 = 99 355 euros environ
L’entreprise commence donc à être rentable à partir d’un chiffre d’affaires d’environ :
99 355 euros
Point mort en jours travaillés
0,709677 × 220 = 156 jours environ
L’entreprise couvre donc toutes ses charges après environ :
156 jours travaillés
Le point mort correspond à la date ou à la quantité d’activité à partir de laquelle le seuil de rentabilité est atteint.
10. Quelles erreurs éviter le jour de l’examen ?
Les erreurs les plus fréquentes sont les suivantes :
- mélanger les montants HT et TTC ;
- confondre une charge variable et une charge fixe ;
- classer une charge de structure dans les charges du véhicule ;
- oublier les charges du conducteur ;
- utiliser la mauvaise unité de temps ;
- donner une seule réponse pour une formule binôme ;
- donner seulement deux réponses pour une formule trinôme ;
- oublier les unités ;
- arrondir trop tôt ;
- utiliser le mauvais nombre de kilomètres ;
- confondre la marge sur coût de revient et la marge sur prix de vente ;
- ne pas détailler les étapes du calcul ;
- recopier un chiffre incorrectement ;
- ne pas vérifier la cohérence du résultat.
Pour chaque calcul, il est conseillé de procéder dans cet ordre :
- écrire la formule ;
- remplacer les éléments par les chiffres ;
- effectuer le calcul ;
- conserver plusieurs décimales pendant les étapes ;
- arrondir le résultat final ;
- écrire une phrase de réponse ;
- préciser l’unité.
Pour compléter votre préparation, consultez également notre guide complet sur la capacité de transport de marchandises.
11. Comment EFCT prépare les candidats à l’examen capacité de transport et aux calculs de gestion ?
Chez EFCT, le coût de revient n’est pas enseigné comme une simple succession de formules à apprendre par cœur.
Les candidats apprennent d’abord à comprendre la logique de chaque charge.
Ils apprennent ensuite à :
- construire le tableau CV, Q1, Q2 et Q3 ;
- reconnaître une charge variable ;
- distinguer une charge directe et indirecte ;
- choisir la bonne formule ;
- vérifier les unités ;
- calculer le prix de vente ;
- calculer la marge ;
- calculer le seuil de rentabilité ;
- éviter les pièges de l’examen.
La préparation EFCT comprend notamment :
- des cours en direct ou en e-learning ;
- des vidéos explicatives ;
- des supports PDF correspondant aux cours ;
- des tableaux de classement des charges ;
- des exercices progressifs ;
- des QCM par chapitre ;
- des annales corrigées ;
- des examens blancs ;
- une correction point par point ;
- des explications sur les erreurs fréquentes.
La formation en direct permet aux élèves de poser leurs questions en temps réel et de revoir les cours grâce aux replays.
La formation e-learning permet d’avancer selon son rythme, grâce aux vidéos, aux supports écrits, aux exercices et aux corrections.
L’objectif EFCT est de rendre les calculs accessibles, y compris aux candidats qui pensent ne pas être à l’aise avec les mathématiques ou la comptabilité.
12. Questions fréquentes sur le coût de revient à l’examen de capacité de transport
Quelle différence entre coût de revient et prix de vente ?
Le coût de revient correspond au coût réel supporté par l’entreprise.
Le prix de vente correspond au montant facturé au client.
La différence entre les deux doit notamment permettre de dégager une marge.
Quelle différence entre une charge fixe et une charge variable ?
Une charge variable évolue avec l’activité ou le kilométrage.
Une charge fixe revient périodiquement et ne varie pas directement avec le nombre de kilomètres parcourus sur la période.
Le carburant est-il une charge variable ?
Oui. Dans les exercices classiques de coût de revient, le carburant est une charge variable, car sa consommation augmente avec le nombre de kilomètres parcourus.
L’assurance du véhicule est-elle une charge variable ?
Non. Elle est généralement classée dans les charges fixes du véhicule, car elle est payée périodiquement et ne varie pas directement avec le kilométrage.
Le salaire du conducteur est-il une charge commune ?
Non. Le salaire du conducteur affecté à l’exploitation est généralement classé dans les charges fixes du conducteur, Q3.
Que signifie la formule monôme ?
Le monôme regroupe toutes les charges et donne une seule réponse, souvent un coût total en euros par kilomètre.
Que signifie la formule binôme ?
Le binôme sépare :
- le coût variable par kilomètre ;
- les charges fixes exprimées dans une unité de temps.
Que signifie la formule trinôme ?
Le trinôme distingue :
- le coût variable par kilomètre ;
- les charges fixes du véhicule et de la structure ;
- les charges fixes du conducteur.
Faut-il arrondir les calculs ?
Il est préférable de conserver plusieurs décimales pendant les calculs intermédiaires.
L’arrondi doit être réalisé à la fin, selon les consignes données dans le sujet.
Comment progresser rapidement sur le coût de revient ?
Il faut :
- faire des annales
- refaire plusieurs tableaux ;
- classer les charges sans regarder la correction ;
- travailler les trois formules ;
- refaire les calculs de marge ;
- s’entraîner aux annales ;
- réaliser les exercices dans un temps limité ;
- analyser chaque erreur.
Conclusion
Le coût de revient est une notion essentielle pour réussir l’examen de capacité de transport et gérer une future entreprise de transport.
La méthode repose sur quatre étapes principales :
- classer correctement les charges ;
- choisir la formule adaptée ;
- utiliser les bonnes unités ;
- vérifier la cohérence du résultat.
Une fois le coût de revient maîtrisé, le candidat peut également calculer :
- un prix de vente ;
- une marge ;
- un seuil de rentabilité ;
- un point mort.
Il comprend surtout comment éviter d’accepter des prestations qui mettraient en danger la rentabilité de son entreprise.
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